L’épaisseur maximale d’une arase varie en fonction du matériau utilisé et du rôle de l’arase dans la construction. Pour vous guider dans vos travaux, il convient de connaître ces règles essentielles : l’épaisseur recommandée selon que vous utilisiez du mortier ou du béton, les normes de construction applicables, l’importance de la préparation du support et les techniques spécifiques pour un coulage d’arase réussi. Ces éléments garantissent la durabilité et la solidité des murs ainsi rattrapés, à condition d’adapter chaque étape aux contraintes techniques rencontrées.
Sommaire
Épaisseur maximale d’une arase en béton ou mortier : les règles de base
Une arase est une couche réalisée sur le sommet d’un mur ou d’une fondation afin de créer une surface parfaitement plane et prête à recevoir la suite des travaux (planche, charpente, rang supérieur de maçonnerie). Son épaisseur maximale dépend du matériau employé :
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- Mortier : l’épaisseur ne doit pas dépasser 3 à 4 cm. Au-delà, le mortier risque des fissurations dues au retrait à mesure du séchage.
- Béton ou micro-béton : adapté pour les épaisseurs supérieures à 5 cm. Il est souvent conseillé de ferrailler l’arase en béton pour éviter la fissuration.
- Normes DTU : pour une arase étanche, notamment sur fondations, l’épaisseur minimale est de 2 cm mais ne doit pas excéder 5 à 10 cm sans dispositifs complémentaires comme le coffrage et le ferraillage.
Si un rattrapage important est nécessaire, par exemple plus de 10 cm, il est préférable d’ajouter un rang de parpaings ou de briques pour sécuriser la structure plutôt que de couler une épaisse couche d’arase.
Choisir entre mortier et béton : critères d’épaisseur
Le choix du matériau dépend avant tout de l’épaisseur à rattraper :
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- 1 à 4 cm : le mortier est idéal car il permet une finition fine et lisse. Un dosage standard à 350 kg/m³ (1 volume de ciment pour 3-4 volumes de sable) assure une bonne résistance sans excès d’eau.
- 5 à 10 cm : privilégiez le béton avec un gravier 4/10 mm pour limiter le retrait et la fragilité. Le coffrage latéral est recommandé pour maintenir la forme et la planéité. La pose de fers à béton renforce la tenue sous charge, très utile si l’arase supporte une charpente ou un plancher.
Pour les épaisseurs supérieures à 10 cm, intégrer des éléments maçonnés, comme des rangs de blocs, est une meilleure option. Le béton armé devient alors la solution pour garantir la longévité et la solidité de la structure.
Risques liés à une épaisseur trop importante d’arase en mortier
Au-delà de 4 cm, une arase en mortier devient fragile pour plusieurs raisons :
- Retrait au séchage : le mortier subit un phénomène naturel de retrait provoquant la formation de fissures.
- Perte de résistance : une épaisseur trop importante concentre les tensions mécaniques qui peuvent fissurer le support.
- Mauvaise assise : une arase fissurée ou cassée compromet la fixation des éléments qui reposent dessus, comme une charpente ou des planchers.
Pour illustrer, un artisan maçon évoque souvent que « faire une arase de 8 cm en pur mortier est un gâchis et expose à la fragilité ». L’usage d’un béton armé avec des fers adaptés évite ces désordres.
Respecter les normes construction et techniques pour un coulage arase réussi
Le respect des normes est essentiel pour garantir une arase durable :
- Préparation du support : nettoyer soigneusement la surface, humidifier pour éviter un séchage trop rapide et une mauvaise adhérence.
- Dosage adapté : pour le mortier, un dosage classique 1 ciment pour 3-4 sables est recommandé sans ajout excessif d’eau afin de limiter le retrait.
- Ferraillage dans le béton : une arase en béton dépassant 5 cm gagne à être armée avec des fers à béton pour prévenir fissures et casseroles.
- Respecter le temps de séchage : attendre entre 3 et 5 jours avant la mise en charge (pose de poutres, charpentes) pour permettre un durcissement optimal.
Dans un ouvrage très exposé aux intempéries, l’arase doit être hydrofugée par adjonction d’adjuvants pour éviter les remontées capillaires et assurer une étanchéité parfaite de la jonction mur-sol voir conseils techniques sur l’épaisseur maximale d’arase béton.
Mise en œuvre : comment procéder au coulage de votre arase ?
La réalisation de l’arase requiert une technique pour obtenir une surface plane et résistante :
- Préparer le coffrage si l’épaisseur dépasse 5 cm, pour contenir le béton ou mortier et commander les dimensions.
- Mettre en place l’armature pour le béton : placer des fers à béton s’il s’agit d’une épaisseur importante ou support de charge.
- Mélanger correctement béton ou mortier en veillant à la bonne consistance.
- Couler l’arase en veillant à une répartition uniforme et à la mise à niveau à la règle ou taloche.
- Lisser la surface pour faciliter l’appui des éléments qui seront posés dessus et assurer une finition nette.
- Laisser sécher sans contrainte pendant plusieurs jours avant la pose finale.
Ces bonnes pratiques sont essentielles pour éviter fissures, défauts de niveau et garantir une intégration parfaite dans le montage du mur, découvrez aussi la durée de vie des matériaux et comment prolonger leur résistance.
Tableau récapitulatif des épaisseurs maximales conseillées selon matériaux et cas d’usage
| Type d’arase | Matériau | Épaisseur recommandée | Préconisation technique | Risques si non respectée |
|---|---|---|---|---|
| Arase classique de mise à niveau | Mortier (ciment + sable) | 2 à 4 cm | Finition fine, pas d’armature | Fissures, retrait important |
| Arase épaisse pour rattrapage | Béton (micro-béton + gravier) | 5 à 10 cm | Coffrage + ferraillage recommandé | Fragilité structurelle sans armature |
| Rattrapage important | Bloc maçonné + béton armé | Plus de 10 cm | Pose de parpaings + chaînage béton armé | Affaissements, fissures graves |
| Arase étanche (fondations) | Mortier hydrofugé | Minimum 2 cm | Adjuvant hydrofuge nécessaire | Remontées capillaires sans traitement |


